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SudWeb 2017 : Aix-cellent cru

Je poste assez peu ces derniers temps. Beaucoup de projets perso et pro en cours et peu de temps disponible pour bloguer. Néanmoins, il fallait que je fasse ce petit exercice de rétrospective de retour de mon 4eme SudWeb. Pas parce que ça fait un article de blog facile mais parce que c’est toujours un moment qui me touche et me pousse plus loin dans mon métier et dans ma vie. Aussi parce qu’il faut que l’énergie contenue et générée par ces deux jours soit prolongée et diffusée.

Cette année l’édition s’est déroulée dans la ville de Aix-en-Provence. Je ne connaissais pas et même si je n’ai clairement pas pris le temps de visiter, c’est une ville qui m’a paru correspondre parfaitement à l’événement : à taille humaine.

Après une mise en bouche sympathique lors de la soirée informelle « brise glace » de la veille ou on peut déjà y croiser les habitués, la journée du vendredi introduit les conférences par une petite séance de méditation, parfait.

Comme d’habitude le format est monotrack, pas de stress pour choisir sa conférence, pas le choix des sujets : et c’est tant mieux.

Je ne vais pas forcément faire un retour exhaustif mais plutôt des points qui m’ont personnellement marqués, et il y en a beaucoup, je n’ai jamais pris autant de notes ;).

On commence par un sujet sur l’illustration jeunesse, sujet qui me touche forcément car ma femme est entre autres ..illustratrice de livres pour enfants. Après avoir expliqué la nécessité de casser les codes du métier et proposer une nouvelle méthode d’édition, Adeline Fradet y parle de la valeur ajoutée du numérique et de l’expérience qu’on peut avoir avec le livre qui en tant qu’objet, met l’accent sur le contenant . Le passage naïf à l’état numérique dégrade nécessairement cette expérience. Il faut alors trouver un moyen d’utiliser ce nouveau support, et c’est le travail que mène la société whisperies.

Marie Terrier continue avec son expérience de travail en inde et démontre comment améliorer la communication entre les gens. Faire preuve d’empathie et mettre les formes pour critiquer, sans se retenir de demander si on ne comprend pas. Établir clairement les critères qualité et ce qu’est un projet terminé car sinon cela peut vite devenir tout relatif. Au delà du clivage de la langue et de la culture, ce sont des éléments applicables à tous puisqu’il s’agit de notions de vivre ensemble.

Ensuite Rafael Conde lead design chez netify nous explique comment penser différemment en prenant l’exemple du designer qui devient meilleur en devenant et comprenant le métier de développeur . Ce que j’en retient : sortir du schéma commun de pensée permet d’avancer. On crée tous des choses et on est bien meilleur quand on comprend ce que l’on fait.

Pour conclure ces conférences avant le premier break, Bruno Heridet alias @delapouite nous fait un lighting talk humoristique absolument mémorable, merci encore, une petite larme salée s’est échappée :)

Nous parlons ensuite d’open-data qui au delà de la démarche permet de générer un ROI intéressant sur les aspects communication corporate, communauté et par conséquent, confiance entre les personnes et l’organisation. Joël Gombin nous fait aussi mention des open data five stars de Tim Berners-Lee, une bonne référence.

Après le repas, retour d’experience sur l’UX testing mené au sein d’Algolia par Lucas Cerdan qui met l’accent sur le fait de bien déterminer le sujet pour écrire un plan de test cohérent, recruter les bons profils et surtout, trouver les éléments de langages les plus pertinents qui ne sont pas toujours ceux que l’ont croit.

Les conférences s’enchaînent ensuite autour du design et des questions qu’il soulève. De la création d’un climat de confiance pour brainstormer avec le client où Lucie Baratte choisie de guider plutôt que forcer et conseiller au lieu de convaincre. A la notion d’éthique que nous pose Geoffrey Dorne ou quand le poids des mots fait toute la différence lorsqu’il s’agit de nommer l’utilisateur la cible ou le lecteur

Enfin les échanges du débat sont initiés par la présentation de Sabine Safi, cofondatrice de 1001pharmacies qui forte de son expérience de « startupeuse » nous parle de l’envers du décors, de ses difficultés et ses remises en questions.  Nous évoquons ensemble la réalité derrière les illusions, le management humain, notre motivation profonde et finalement ce qui nous fait réellement vibrer, au fond de nous…

SudWeb est une conférence sur le web de développement personnel

La partie conférence se termine. Le très agréable cadre de l’hotel Aquabella et la météo qui s’annoncera fort clémente sublimeront la journée qui se conclura définitivement lors d’une soirée communautaire tout aussi sympathique.

Le lendemain, place aux élaboratoires, ou la liberté est la règle, ou chacun propose et participe (ou pas) sur le sujet qui lui tient à cœur.

Au final, je rentre encore une fois le cœur plein de paillettes, renforcé de ces échanges, nouvelles et anciennes rencontres. La question a été posé de savoir si sudweb avait changé quelque chose dans la vie des participants. Pour ma part la réponse est : directement non, mais en réalité, cet événement contribue à me faire tendre et réaliser ce que j’ai au fond de moi. La petite voix que tu entends parfois, le petit tambour qui pour beaucoup est masqué par la routine quotidienne. Sudweb révèle tout ça, et ça fait du bien.

Un grand grand merci encore pour cet événement, à l’année prochaine


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